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Nous avons été invités à la projection presse de La Belle et la Bête, la nouvelle adaptation en prise de vue réelle du long-métrage d’animation Disney éponyme datant de 1991 réalisée par Bill Condon, qui sortira le 22 mars en France. Si on peut d’ores et déjà vous dire que le film est très réussi et qu’il reste très fidèle à son prédécesseur, nous avons toutefois noté quelques différences plus significatives qu’elles n’y paraissent.

Premièrement, il s’agit bien d’un vrai film musical, tout comme la version animée, cette nouvelle version comportant même trois nouvelles chansons écrites par le compositeur original Alan Menken, dont un titre chanté par La Bête aka Dan Stevens (qui ne chante pas dans la version animée) intitulé « Ensemble à jamais », dans le but de rendre son personnage plus humain. Personnellement, j’ai trouvé qu’on aurait pu se passer de ces trois nouvelles chansons, qui ne fonctionnent pas toujours aussi bien que les anciennes.


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Le personnel de la Bête transformé en objets

Toujours dans cette volonté de rendre la Bête plus humaine, le film se penche davantage sur son passé. La scène d’ouverture, un bal ambiance Versailles qui n’existe pas dans la version animée, nous présente un prince futile qui repousse l’Enchanteresse à cause de son apparence, ce qui n’est que raconté dans la version de 1991. Une autre scène reviendra plus tard sur l’enfance du prince. Belle a elle aussi droit à un passé étoffé, et on découvrira notamment les circonstances de la mort de sa mère.


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Belle aide son père Maurice

En parlant de nouvelles scènes, la façon dont le père de Belle, Maurice (Kevin Kline), finit enfermé dans le cachot de la Bête diffère un peu de la version de 1991. C’est en cueillant une rose blanche pour sa fille dans les jardins du château que Maurice est capturé par la Bête qui l’accuse de vol, tout comme dans le conte de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont et le film de Jean Cocteau de 1946, auquel le réalisateur a voulu rendre hommage.


Madame de Garderobe interprétée par Audra McDonald
Si les personnages sont sensiblement les mêmes, on retrouve les mêmes personnages secondaires emblématiques : Gaston (Luke Evans très en forme), Lumière (Ewan McGregor qui tente tant bien que mal d’imiter l’accent français en VO), Big Ben (Ian McKellen/Gandalf), Madame Samovar (Emma Thompson) et Zip, nous devons toutefois souligner des différences significatives et appréciées. À commencer par la diversité du casting. Contrairement à la version animée, les personnages ne sont pas tous blancs, tant au château de la Bête qu’au village de la Belle, ce qui donne un aspect plus moderne à l’histoire.


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LeFou, premier personnage gay de Disney

Disney avait déjà affiché cette volonté dans Star Wars VII : Le Réveil de la Force avec John Boyega en Stormtrooper et la réaffirme ici en choisissant des actrices noires Audra McDonald et Gugu Mbatha-Raw pour interpréter Madame de Garderobe et Plumette respectivement. Un nouveau personnage fait également son apparition : Cadenza, le maestro changé en piano à queue interprété par Stanley Tucci, quoique son rôle soit assez mineur. Mais c’est le personnage de Le Fou (Josh Gad) qui subit le changement le plus radical, l'acolyte de Gaston devient ici l’admirateur secret de ce dernier et premier personnage ouvertement gay de l’univers Disney.


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Belle, vrai rat de bibliothèque

Enfin, nous devons finir par le personnage de Belle interprétée par Emma Watson. Le choix paraissait d’emblée évident : qui de mieux placé pour incarner ce rat de bibliothèque que l’actrice britannique devenue célèbre grâce à son rôle d’Hermione Granger dans la saga Harry Potter ? L’actrice relève le défi avec brio, prouvant une fois de plus qu’elle peut vraiment tout faire : jouer, chanter et danser.


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Le pantalon de Belle

Rappelons que Belle faisait déjà office de rebelle en 1991, en étant la première héroïne Disney intello ne rêvant pas de se marier et se défendant plus ou moins seule (c’est elle qui sauve La Bête au final). La Belle d’Emma Watson, connue pour ses idées féministes, va (un peu) plus loin. Ici, elle porte souvent sa robe bleue relevée sur un côté, laissant dévoiler un pantalon symbolique en dessous. Son goût pour la culture est encore plus mis en avant que dans le film d’animation. Elle apprend à lire aux petites filles, cite Shakespeare et rêve d’aller à Paris, la ville Lumière. Bref, Belle est en avance sur son temps, en gardant à l'esprit que l’histoire est censée se dérouler en France à la fin du XVIIIè siècle.


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Une histoire éternelle...

Pour résumer, nous recommandons vivement La Belle et la Bête à ceux qui ont aimé la version animée de 1991, car le film reste très fidèle à ce dernier. Les décors et les costumes sont magnifiques, les chansons entraînantes et les acteurs parfaits. Côté nouveautés, il faut reconnaître que les scènes et chansons ajoutées, à l’origine de quelques longueurs dans le film, ne sont pas forcément nécessaires ; et c’est surtout la diversité et la justesse du casting qui donne un vrai coup de jeune à cette histoire éternelle.


La Belle et la Bête (2017) - Nouvelle bande-annonce (VOST)02:13

La Belle et la Bête (2017) - Nouvelle bande-annonce (VOST)

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